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feminite-sacrilege-def-web-72LES PROJETS ET LES PROGRAMMATIONS POUR  2019/2020affiche incendies

« INCENDIES« 

 de  WAJDI MOUAWAD
Agent théâtral du texte : Simard Agence Artistique, inc.
le 6 octobre à 17h.    le 7, 8  OCTOBRE 2019 à 20h.
 THÉÂTRE DE LA GRANGE À PONT, SERVION 
Mise en scène:  L’Éclatante Marine                            Scénographie:   Myriam Rhzyiel                                                      Musique:   Sébastien Gorski                                                                                                                                                                     Comédien-ne-s:   Alba Fonjallaz,   Sébastien Gorski ,   L’Éclatante Marine,   Maxime  gleizes,   Jonathan Turnbull,   Alison Valence,   Samuel Yagoubi

« Comme ça on restera ensemble. Il n’y a rien de plus beau que d’être ensemble. »(INCENDIES, Fragment 25)

L’histoire dans « Incendies » repose sur la combinaison de trois fables liées à la généalogie, au sang, à la filiation. La première, fondant les autres dont elle est l’origine, et celle de Nawal, mère d’un premier fils et d’un couple se jumeaux, fille et garçon. La seconde met en scène Jeanne et Simon, soudés par la gémellité et coupés de leur mère par son silence et par sa mort qui advient au début de la pièce, avant même l’entrée en scène du tout premier personnage. […] La dernière fable est celle de Nihad, premier des enfants de Nawal, séparé de sa mère à sa naissance. […]

Une polyphonie se fait donc entendre, les récits se construisant conjointement, par le truchement des personnages incarnés et en action sur le plateau.

(Extrait de: Wajdi Mouawad, Incendies, Étude critique par Françoise Coissard, p. 68)

Affiche en création

« LA FÉMINITÉ SACRILÈGE« 

pièce en deux tableaux du dramaturge Philippe Pélissier , comédienne Alba Fonjllaz
JANVIER -FÉVRIER 2020 ,    THÉÂTRE DE LA MANUFACTURE DES ABBESSES, PARIS
La féminité sacrilège – Du suicide sacrificiel à l’éradication

Travail dramaturgique sur la féminité confrontée à l’opposition officielle du monde de l’art : Camille ou la beauté interdite ou aux déchirements de l’histoire : Un papillon l’hiver. Quel rapport direz-vous entre Camille Claudel, condamnée sous prétexte d’aliénation mentale à la réclusion à vie dans un asile et Sarah Rosenfeld, jeune fille juive survivante du ghetto de Varsovie? Camille et Sarah sont emblématiques de ce que la femme a dû vivre et subit encore de la part de l’ordre socio-politique et religieux. Une histoire dominée et par l’empreinte prédatrice de l’homme et sur tous les dérivés symboliques de cette puissance patriarcale dont la femme a été et reste l’otage sacrificiel, l’offrande consacrée.

Sacrilège? La femme l’est sans doute pour longtemps encore. Elle n’est pas sortie de l’obscurité fantasmatique de l’inconscient collectif.

Camille, avec son génie artistique exceptionnel et son tempérament de feu, a revendiqué son autonomie totale et son originalité. Elle s’est exposée à la vindicte familiale et sociale, en refusant de se soumettre à un Maître, au prix de sa liberté. Au début du 20ème siècle, Camille, dont l’inspiration n’a d’égale que la force de caractère, incarne le combat perdu d’avance d’une femme contre le machisme institutionnalisé.

Sarah est la victime de la peste nazie. Jeune fille pubère, elle incarne ce qui doit être exterminé. Elle est la matrice potentielle de reproduction de la race juive et conséquemment, celle qui transmet l’identité religieuse selon la loi judaïque. Sarah est l’expression la plus extrême du fantasme de la femme souillure qui encourt, du fait de son pouvoir d’enfantement et de séduction, une malédiction dont on retrouve les traces dans les rites de nombreuses sociétés.

Première création par la Compagnie de la Nuit insurgée     Festival Off d’Avignon, juillet 2018