MONOLOGUE

« LA FÉMINITÉ SACRILÈGE »

DE PHILIPPE PÉLISSIER, MISE EN SCÈNE ET INTERPRÉTATION ALBA FONJALLAZ          PREMIÈRE CRÉATION EN JUILLET 2018, AU FESTIVAL OFF D’AVIGNON

affiche A4 Servion

La féminité sacrilège – Du suicide sacrificiel à l’éradication

Travail dramaturgique sur la féminité confrontée à l’opposition officielle du monde de l’art : Camille ou la beauté interdite ou aux déchirements de l’histoire : Un papillon l’hiver. Quel rapport direz-vous entre Camille Claudel, condamnée sous prétexte d’aliénation mentale à la réclusion à vie dans un asile et Sarah Rosenfeld, jeune fille juive survivante du ghetto de Varsovie? Camille et Sarah sont emblématiques de ce que la femme a dû vivre et subit encore de la part de l’ordre socio-politique et religieux. Une histoire dominée et par l’empreinte prédatrice de l’homme et sur tous les dérivés symboliques de cette puissance patriarcale dont la femme a été et reste l’otage sacrificiel, l’offrande consacrée.

Sacrilège? La femme l’est sans doute pour longtemps encore. Elle n’est pas sortie de l’obscurité fantasmatique de l’inconscient collectif.

Camille, avec son génie artistique exceptionnel et son tempérament de feu, a revendiqué son autonomie totale et son originalité. Elle s’est exposée à la vindicte familiale et sociale, en refusant de se soumettre à un Maître, au prix de sa liberté. Au début du 20ème siècle, Camille, dont l’inspiration n’a d’égale que la force de caractère, incarne le combat perdu d’avance d’une femme contre le machisme institutionnalisé.

Sarah est la victime de la peste nazie. Jeune fille pubère, elle incarne ce qui doit être exterminé. Elle est la matrice potentielle de reproduction de la race juive et conséquemment, celle qui transmet l’identité religieuse selon la loi judaïque. Sarah est l’expression la plus extrême du fantasme de la femme souillure qui encourt, du fait de son pouvoir d’enfantement et de séduction, une malédiction dont on retrouve les traces dans les rites de nombreuses sociétés.

"CAMILLE CLAUDEL OU LA BEAUTÉ INTERDITE"

RÉSUMÉ
LE PROPOS ICI EST DE VISUALISER PAR LES ÉMOTIONS ET LA GESTUELLE QU'ELLES IMPULSENT, L'INTENSITÉ ÉROTICO-LIRYQUE ET MUSICALE DE L’ŒUVRE SCULPTÉE DE CAMILLE. CETTE DERNIÈRE VA APPARAÎTRE COMME UNE JEANNE D'ARC BRÛLÉE SUR LE BÛCHER INSTITUTIONNEL DE L'IDÉOLOGIE  MACHISTE ET DE LA VOLONTÉ CRÉATRICE EXCLUSIVE D'UN RODIN IDOLÂTRÉ ET ÉLEVÉ AU RANG DE MICHEL ANGE D'ÉTAT, LE « PANTHÉONISANT » DE SON VIVANT. avignon_camille_ou_la_beaute_interireureÀ CONTRARIO, CAMILLE, SA MUSE PASSIONNÉE VIT L'ENFER D'UN ENFERMEMENT DANS L'OMBRE DE SON MAÎTRE TUTÉLAIRE. COMMENT ÊTRE RECONNUE À TITRE D'ARTISTE EXCEPTIONNELLE QUAND « MAÎTRE DIEU » RÈGNE SUR TOUT ET REFUSE LE SCANDALE DE LA LIAISON OFFICIALISÉE ?
ON DÉCOUVRIRA ICI CAMILLE DÉJÀ INTERNÉE, DÉCLARÉE ATTEINTE DE PARANOÏA AIGUË ET RECLUSE DANS UNE MAISON DE SANTÉ À  MONTDEVERGUES DANS LE VAUCLUSE, ABANDONNÉE PAR LES SIENS ET SURTOUT PAR SON FRÈRE PAUL DONT LE COMPORTEMENT POUR LE MOINS DISTANT, ROMPT L'AMOUR QUI SEMBLAIT LES
LIER DEPUIS L'ENFANCE.
DISTRIBUTION
AUTEUR: PHILIPPE PÉLISSIER
MISE EN SCÈNE : ALBA FONJALLAZ, PHILIPPE PÉLISSIER
COMÉDIENNE : ALBA FONJALLAZ
LUMIÈRES : RÉGISSEUR DU THÉÂTRE
DURÉE : 40 MINUTES

CARACTÉRISTIQUES

PIÈCE MONOLOGUE SUR LE THÈME DU DRAME PSYCHOAFFECTIF ET ARTISTIQUE VÉCU PAR CAMILLE CLAUDEL LORS DE SA RUPTURE AVEC AUGUSTE RODIN. CAMILLE CLAUDEL OU LA BEAUTÉ INTERDITE N'EST PAS UNE DÉPOSITION À CHARGE CONTRE RODIN MAIS UN PLAIDOYER  "ÉCORCHÉ VIF " POUR LA CAUSE DU GÉNIE FÉMININ D'UNE ARTISTE UNIQUE DONT LE COMBAT DÉSESPÉRÉ S'INSCRIT DANS LE DROIT FIL DU COMBAT FÉMINISTE.

DÉCOR ESPACE SOBRE, AUSTÈRE
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Projet de décor: Camille ou la beauté interdite
AMBIANCE SUFFOCANTE DU VAUCLUSE ( ARBRE SEC)

ÉVENTUELLEMENT, UN RECTANGLE AU CENTRE REPRÉSENTANT L'ENFERMEMENT, REMPLI D'UNE MATIÈRE ORGANIQUE ( EXEMPLE COPEAUX DE PIN, PAILLE...)

UNE CHAISE DE PRÉFÉRENCE  EN BOIS DÉPOSÉE DANS LE RECTANGLE

FACULTATIF, UNE PHOTO PROJETÉE OU AFFICHE DE LA MAISON DE SANTÉ DE MONTDEVERGUES

COSTUMES

UNE ROBE BLEUE, STYLE  FOURREAU,  PIEDS NUS OU GODILLONS

"UN PAPILLON L'HIVER"

RÉSUMÉ

UNE FEMME TRÈS ÂGÉE (1927-2017), SARAH ROSENFELD, FAIT « REDÉFILlER » LES SOUVENIRS-CICATRICES DE SON ADOLESCENCE DE JEUNE FILLE JUIVE DANS LE GHETTO DE VARSOVIE (1940-1943). CE PASSÉ-INDÉPASSABLE EST INDUIT PAR LE SURGISSEMENT D'OBJETS TOUT AU LONG DE LA PIÈCE . AU FIL DES MOTS ET DES IMAGES SOULEVÉS OU CACHÉS, ON DÉCOUVRIRA PAR FLASHS SUCCESSIFS LES DIVERSES SILHOUETTES QUI SONT LES CHAGRINS ET LES PLEURS IRRÉMÉDIABLES QUI LA POURSUIVENT. COMMENT A-T-ELLE PU ÉCHAPPER A LA DÉPORTATION ET POURQUOI UNE ROBE DE MARIÉE, TUNIQUE SACRIFICIELLE, SIGNE-SYMBOLE D'UN ORDRE OU D'UN DEVOIR ABSOLU QUI TRANSCENDE L'ORDRE DES CHOSES. ( DAS IST )avignon_un_papillon_l_hiver

DISTRIBUTION

AUTEUR : PHILIPPE PÉLISSIER

MISE EN SCÈNE : ALBA FONJALLAZ, PHILIPPE PÉLISSIER

COMÉDIENNE: ALBA FONJALLAZ

LUMIÈRES : RÉGISSEUR DU THÉÂTRE

DURÉE : 40 MINUTES

CARACTÉRISTIQUES GÉNERALES

PIÈCE MONOLOGUE D'INSPIRATION HISTORIQUE DONT LE THÈME FAIT "L'OBJET" D'UNE TRANSPOSITION SCÉNIQUE ET POÉTIQUE FINALISÉE PAR LA CIRCULATION DES ÉMOTIONS ESSAYANT DE RENDRE PAR LEUR INTERMÉDIAIRE, PHYSIQUEMENT PRÉSENT L'INDICIBLE OU : LA VIOLENCE "TATOUÉE" DU CORPS DE LA MÉMOIRE HYPOTEXTE DANS LES NUAGES DU SOUVENIR.

DÉCOR

SCÈNE ÉPURÉE COMPRENANT LE TABLEAU DE L’AFFICHE OU UN GRAND PAPILLON EN FOND DE SCÈNE (IMAGE, PROJECTION, ÉLÉMENT EN 3D, OBJET…)

fACULTATIF, UN RECTANGLE CENTRALE REPRÉSENTANT L'ESPACE SCÉNIQUE
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Projet de décor: Un papillon l'hiver
AUTOUR ESPACE DE DANSE

DIVERS OBJETS STOCKÉS DERRIÈRE UN PARAVENT OU EN COULISSE: BUSTE, CAGE, OISEAU, POUPÉE, BOUQUET DE ROSES, UN ANNEAU

UNE CHAISE ET UNE TABLE DANS LE RECTANGLE REMPLI D'ÉCORCE DE PIN

UN PODIUM POUR DÉPOSER LES OBJETS

UN MIROIR, UN FUMIGÈNE

COSTUMES

GROS MANTEAU NOIR, UN CHAPEAU, CHAUSSURES DE VIELLE DAME

NUISETTE BORDEAU

ROBE BORDEAU-FUCHSIA,  CHAUSSURES À TALON

UNE ROBE DE MARIÉE